Bibliographie
- 2026
- Prix Prometerre et Prix spécial "La passion au quotidien" pour Le troupeau des invisibles (publié dans La Vache !)
- Prix spécial du jury du Museum de Toulouse pour Geppetto, l’animal qui dort (publié)
- Prix de l’Agenda culturel roman pour Les Trois Points (2ème prix)
- 2025
- Prix Corinne Vuillaume pour Les bras de l’ombre (1er prix)
- 2019
- Concours littéraire Femina pour Le casse siècle (publié dans Imbroglios basques)
L'envolée des hérons (réédition 2025)

A Genève, le maudit rôde. De nouvelles proies sont sans cesse victimes de sa folie. Le flic Mario enquête. La clef est à chercher dans les causes du désespoir de l'assassin. Grégoire est un être désespéré, le vide solitaire de son avenir de fugitif et l'irréparable échec de son existence gâchée le rongent. Ses actes barbares sont une libération expiatoire. Qui pourra aider Mario à comprendre cet acte sanglant ? Qui aidera le maudit, à tourner la page de ce désespoir qui lui ronge le sang ?
Un flic inquiet, une enquête difficile, peu d'éléments en mains : enfin un puzzle à la hauteur des aspirations d'un public amateur d'horreur... et de poésie. Les dés sont jetés dès l'incipit, le lecteur a rendez vous avec des personnages " brûlés moralement par la peur de la vie, brûlés physiquement par les flammes de l'enfer, allumées par leur inconscience ". L'heure est à la fureur, la violence et la mort. Les Vies intérieures des personnages sont très fortes , elles ensorcèlent et font la richesse du texte. Les personnages sont poétiquement troublants.
Chroniques d'Orient (2005)

"Il y a dix ans, à l'occasion d'une grande conférence organisée à Kyoto à l'invitation du gouvernement japonais, l'équipe de l'Union internationale des télécommunications fut partagée en deux groupes : ceux qui voyagèrent au Japon avec la conférence et, bien entendu, ceux qui restèrent à Genève. J'eus alors l'idée de créer un double personnage : KroniK, qui partit explorer les mystères de la culture nippone et Flavius, son serviteur, qui resta sur les berges du Léman.
Entre eux s'instaura un dialogue nostalgique, poétique, symbole du dialogue silencieux qui s'était instauré entre les "voyageurs" et ceux qu'ils avaient laissés derrière eux : famille, amis, collègues... Ce furent les premiers échanges de Flavius le discret, KroniK le poète, Flavius la droiture, KroniK l'errant. Dix ans plus tard, ce dialogue dure encore. Pour fêter cet anniversaire, en voici quelques feuilles.
"Le lac s'est tu. Privées d'inspiration, les voiles ne sont plus que fripes, oubliées des hommes, affaissées contre de muets espars. Où es-tu cliquètement joyeux qui berçait hier encore la pénombre du port ? Envolée la mélodie du voyage, effacé le livre de bord, orphelins transis sur le rivage nous pleurons la chute du vent du nord.
Genève, 21 septembre 1994
Des bords du Lac Léman, nous nous laissons ensuite transporter aux quatre coins du monde, de Tokyo à Buenos Aires, du Caire à Madrid...
Ces simples "brèves" sont autant de chroniques d'un errement poétique qui défie l'espace et le temps...
